
Montréal, le 20 juillet 2009 – Le dernier recensement indique que le taux de chômage des jeunes femmes québécoises (15-24 ans) des minorités visibles est de 5,4 points de pourcentage plus élevé que celui de l'ensemble des jeunes femmes québécoises.
Selon les études, il y a un risque plus élevé pour les adolescentes, de développer des comportements comme des problèmes alimentaires ou l'échec scolaire ou encore d’être victimes de différentes formes d'exploitation. Les jeunes filles des communautés culturelles font face à un défi supplémentaire, celui de se situer par rapport à la culture familiale et à celle de la société en trouvant un juste équilibre. Cela peut se traduire par un repli sur soi ou une dévalorisation de sa personne.
« Ces jeunes filles doivent savoir qu'elles sont uniques, qu'elles doivent demeurer elles-mêmes et qu'elles doivent mettre en valeur leur personnalité », a déclaré la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Mme Yolande James.
Le gouvernement agit déjà en soutenant des projets qui visent à favoriser la pleine participation de toutes les citoyennes et de tous les citoyens à l'essor du Québec. Au cours des deux derniers exercices financiers, près de 1,5 M$ ont été investis dans des projets touchant les jeunes filles de 12 à 17 ans. L'annonce d'aujourd'hui – la création et la diffusion d'une pièce de théâtre interactive, pièce adaptée aux défis que doivent relever les jeunes filles, notamment celles des minorités visibles – permet d’aller encore plus loin. Cet outil pédagogique, réalisé par le Théâtre Parminou, sera présenté cet été à Montréal dans les centres jeunesse et cet automne dans les écoles secondaires des quartiers visés par le programme Valorisation jeunesse.
Ce geste à l'égard de la jeunesse s'inscrit dans une stratégie plus large mise en place depuis le printemps 2009. Ce sont les jeunes des communautés culturelles qui sont visés par ces annonces qui se déclinent en quatre volets :
« Le gouvernement a une responsabilité en regard des difficultés que doivent surmonter ces jeunes filles, et nous accentuerons nos efforts afin qu'elles aient la chance de réussir leur vie, la chance à laquelle nous avons tous droit », a déclaré Mme James. Cependant, le gouvernement ne peut agir seul à ce chapitre. Nous avons collectivement le devoir de faire en sorte que ces jeunes filles puissent enrichir la société québécoise en réalisant leurs rêves, leurs ambitions et leur plein potentiel », a-t-elle conclu.
La ministre a rencontré les journalistes au restaurant Robin des Bois, un établissement à but non lucratif voué au bien-être de la communauté. Elle était accompagnée de Mmes Sonia Clarke et Nadège Maignan, cofondatrices de l'école de danse Artmistice, venues témoigner de leur parcours ainsi que de l'importance de construire son estime de soi. La ministre James a rappelé que son ministère consacre présentement 1,5 M$ à des projets qui contribuent à favoriser l'estime de soi des jeunes filles. À ce sujet, citons entre autres la Cité des arts du cirque (arrondissement Saint-Michel, Montréal), Motivaction jeunesse (Capitale-Nationale), Macadam Sud (Longueuil) et Mouvement jeunesse Montréal-Nord.
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